Il s'agit d'un petit poème extrêmement bref visant à dire l'évanescence des choses. Encore appelé haïkaï (ou hokku, son nom d'origine), ce poème comporte traditionnellement 17 syllabes sur seulement 3 lignes, comportant respectivement 5, 7, 5, syllabes.
Le haïku ne se contente pas de décrire les choses, il nécessite le détachement de l'auteur. Il est comme une sorte d'instantané. Il n'exclut cependant pas l'humour, les figures de style mais tout cela doit être utilisé avec parcimonie.Il doit pouvoir se lire en une seule respiration et de préférence à voix haute. Il incite à la réflexion. C'est au lecteur qu'il revient de se créer sa propre image. Ainsi, le haïku ne doit pas décrire mais évoquer.
Dans le terme d'évoquation, je parle d'un moment de la vie, un instant de nature, rappelant toujours une saison.
En exemple, voici l'un des plus célèbres haïkus japonais, écrit par un grand maître, Matsuo Bashō :
Un vieil étang,
Une grenouille saute,
Le bruit de l'eau.
L'original japonais est :
furuike ya
(古池や)
(fu/ru/i/ke ya): 5
kawazu tobikomu
(蛙飛込む)
(ka/wa/zu to/bi/ko/mu): 7
mizu no oto
(水の音)
(mi/zu no o/to): 5"